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Fan Fiction

Le premier Élu 

 

Préface

J'ai bien sur été inspiré par Matrix Reloaded pour écrire ce Fan Fiction. Cependant, l'auteur Bernard 

Werber m'a aussi été d'une grande utilité pour les idées développés dans ce cours récit. Je tenais à faire ressortir dans 

un premier temps la violence de la guerre avec une certaines dérision, à la façon de Boris Vian dans les fourmis

pour ensuite mieux montrer avec d'une façon objective l'insanité de l'humanité dans un discours de l'architecte. 

La beauté qui décrit Zoé m'a elle été inspirée par une fille bien réelle.

Wil'

 

1ère partie

 

I

Nuit

 

Autant qu’elle pouvait en juger, Zoé était désormais la seule survivante dans un cercle de quelques dizaines de kilomètre. Elle avait marché treize jours, quelques nuits aussi, et elle n’avait vu personne. Il lui était venu à l’idée que des survivants auraient pu se cacher dans des maisons, des magasins, des abris, mais tout avait été détruit, il ne restait rien, et pour boire ou manger, il suffisait de se pencher pour ramasser des pitances dispersées par l’explosion de telle ou telle grande surface. Et puis ce n’est pas la viande fraîche (plus ou moins fraîche) qui pourrait venir à manquer. Des corps, partout, à perte de vue. De la viande plutôt. Elle marchait sur la viande, et de temps à autre ses pieds nus recevaient une petite décharge électrique : « Saloperie de racaille de robot, pleurait t’elle, même morts vous avez encore les moyens de nous torturer… ». Dans ses pensées de haine contre les machines, elle venait de marcher sur son ami Michel. Il tenait une petite librairie dans le coin, jusqu'à que les machines organisent des autodafés. Il avait gardé un bouquin qu’il tenait victorieusement entre ses bras croisés depuis un long moment déjà visiblement : on voyait les os. Elle se rappelait, avant la guerre, il leur avait dit à tous « s’il ne doit rester qu’un seul livre, ce sera celui là mes amis, il sera notre bible, notre genèse, notre guide spirituel, à nous et à nos enfants ».Elle se rappelait même que certains étaient mort pour conserver ce fameux « Simulacre et Simulation ». Michel y était passé aussi maintenant, mais ces enflures de bestioles robotisées lui avait laissé son livre. Elle le lui arracha avec difficulté en promettant à son tas de chair qu’elle se battrait corps et âme pour le conserver, ce bouquin, même si les machines semblaient être parties maintenant…

 

D’ailleurs elle ne comprenait pas. Pour autant qu’elle se souvienne, tout avait commencé avec l’histoire de ce robot, PX0 quelque chose, saleté de nom débile à y réfléchir. Il avait assassiné la famille qu’il servait depuis quelque temps déjà, tuant le père, la mère les enfants et les chats de la maisonnée. Ah ça pour une histoire ! Cela avait plu aux médias ! Et la médiatisation fut telle, autour de l’histoire et du procès qui s’en suivi (après tout, vivant dans notre société et subissant les même règles, les robots avaient aussi droit a un procès « juste » et « équitable »), qu’une véritable révolution pris place dans les rues du monde entier. Les hommes avaient détruit les machines jusqu'à qu’elles s’isolent finalement dans une ville isolée du reste du monde. Les humains d’un coté, les machines de l’autre.

 

Mais une ville peuplée essentiellement de robots travaillant sans relâche fit basculer l’économie du monde entier. 01, la ville des machines, fit une montée fulgurante dans toutes les bourses du monde et ce fut la crise économique la plus effroyable de toute l’histoire. Pour une question d’argent (beaucoup d’argent peut être, mais cela restait de l’argent) la guerre fut déclarée. Pour une question d’argent, des milliards d’humains, tués, torturés, des milliards de robots, exterminés, écrabouillés, massacrés, écrasés, des villes rasées, des corps, partout, des corps, des enfants, des vieux, des jeunes, tout le monde, tout le monde était ici maintenant, par terre, à terre, comme pleurant, invoquant ou priant, comme ces bestioles que l’on écrabouille du pied sans même y penser, qui continuent de bouger de plus belle un fois mortes. Elles crient, elles pleurent, elles agonisent, et les humain autour d’elle agonisaient, les robots crépitaient. Là bas un vieux réveil allemand, le sien peut être, elle avait le même, jouait une mélodie joyeuse, une petite sonatine de Beethoven, au milieu des cadavres, donnant un air encore plus morbide, encore plus ironique, encore plus poignant, au milieu des bestioles, des tas de ferrailles, des corps, des corps, des corps…

Pour de l’argent.

« Bon appétit messieurs !!! » Lança t’elle. Ce passage de Ruy Blas lui revenait devant ce spectacle écœurant, et elle se surprit à le réciter par cœur au milieu des corps étendus.

« Oh vous pouvez en profiter de votre argent maintenant… ! »

« Profitez en bien… »

 

Mais voilà, maintenant les robots étaient partis, et puis il ne restait qu’elle. Elle marchait depuis treize jours, bientôt un peu plus, toujours un peu plus que le moment d’avant à vrai dire, ça ça n’avait pas changé, le temps existait toujours. « C’est déjà ça de gagné » pensa t’elle a voix haute. « De gagné ou de pas encore perdu » lui répondit une voix derrière elle.

Zoé se retourna. Un homme se tenait juste devant elle.

 

II

Rencontre

 

Elle ne le connaissait pas et ne l’avait jamais vu. D’ailleurs elle ne prit même pas le temps de vérifier si elle le connaissait, elle se jeta dans ses bras et le serra de toutes ses forces car c’est la seule chose dont elle avait besoin, de serrer contre son corps ce qui lui semblait désormais si cher a ses yeux, la vie. Il pris la chose avec plaisir car le contact lui manquait à lui aussi, et ce fut le premier à prendre la parole, a lui demander « comment va tu », à la façon d’un ami qui la connaîtrait depuis des années. A dire vrai, ils se connaissaient. Pour eux, le vouvoiement et toutes autres manières de politesse étaient superflus. Ils vivaient et cela suffisait à les faire appartenir à un même groupe et à les lier intimement.

Puis ils se mirent à marcher pendant un long moment en parlant :

-Tu viens d’où Zoé ?

-Je suis originaire d’une petite ville, dans le sud de ce pays pourri…

-Moi je ne sais pas d’où je viens.

-Tu as oublié ?

-Non, je me souviens de tout, et en particulier que je ne viens de nulle part. D’ailleurs je me demande bien vers où je vais en marchant par ici, et je me demande même si cela va me mener quelque part. Après tout, tout cela n’est peut être que dans mon esprit, une sorte de fiction de ma propre conscience…

-Tu connais Alice aux pays des merveilles Johan ?

-Pourquoi m’appelles-tu Johan, je n’ai pas de nom pour autant que je sache…

-Il fallait bien t’en trouver un non ? Tu connais alors ?

-Bien sûr…

-Tu vois, je me demande souvent moi aussi si je suis bien vivante ou si tout ceci n’est pas un long rêve, un très long rêve…

-Tu sais au moins que tu existe Zoé. Descartes disait lui aussi qu’il ne parviendrait jamais à faire la différence entre la réalité et la fiction, mais il savait que si il était en mesure de se poser la question, c’est qu’à un endroit ou un autre, il existait vraiment.

-Oui mais où… ?

 

Il continuèrent à marcher en silence pendant plusieurs heures.

 

Le soir, ils se couchèrent sur un matelas qui traînait près d’un satellite écrasé. C’était un spectacle assez particulier, très inattendu aussi, et cela plu à Zoé, la répugnant en même temps, sans qu’elle puisse réellement savoir pourquoi.

 

III

Réveil

 

Ils se réveillèrent le lendemain matin de la même manière qu’ils s’étaient endormis, nus l’un contre l’autre. Mais quelque chose avait changé, Zoé le sentit avant même d’ouvrir les yeux. L’air ne sentait plus la poussière et la terre desséché. L’atmosphère ne sentait plus la mort, elle sentait la vie. Elle en était certaine, elle était capable de sentir l’odeur de la vie comme celle d’une fleur ou d’un fruit. Elle ouvrit les yeux et vit pour la première fois depuis sept ans le soleil qui luisait dans le ciel.

 

IV

Étonnement

 

-Mais on est où là ?

 

V

Message

 

 

Message au service supérieur Arch. :

X-p23>Arch. : Fonction inverse établi dans la matrice à 8h32. 

Elle est accompagné de l’entité K28.

 

Réponse du service Arch.:

Arch.> X-p23 : On ne peut pas se permettre d'attendre plus longtemps. 

Vous agirez dans 20 minutes.

 

VI

Jour

 

Lorsque Zoé réouvrit les yeux, elle était habillée. Le soleil était toujours là, et Johan ne tarda pas à s'éveiller à son tour avec une surprise extrême. Lui n'avait jamais vu le soleil. Pourtant, en dépit d'une lumière plus forte que toutes celles qu'il avait pu voir jusqu'a présent, tout lui semblai plus pale, plat et superficiel que lorsqu'il s'était endormi dans l'obscurité contre le corps nu de Zoé. Mais elle paraissait être trop éblouie par la beauté de ce qu'elle appelait soleil pour s'en rendre compte. C’est cependant passé son étonnement devant l’astre lumineux qu’elle vit que quelque chose n’allait pas. Ils n’étaient plus au même endroit, ils étaient habillés, et le monde paraissait plus confiné, moins vaste, comprimé, sans dimension et  d’une platitude incompréhensible. Johan aurait juré que ce qu’il éprouvait en ce moment était de la peur. Et il ressentait comme l’idée au fond de lui que ce monde n’existait pas au-delà de ce qu’il pouvait en voir, qu’il n’existait pas au-delà de lui-même, sans comprendre d’où lui venait cette pensée, et pourquoi elle s’imposait à lui avec une conviction si précise.

Il se retourna vers Zoe. Elle portait un pull beige plutôt laid mais qui faisait d’autant plus ressortir sa beauté. Il lui vint alors à l’esprit que personne ne pouvait atteindre un tel niveau de magnificence. Elle était l’inverse de ce monde dans lequel il venait d’atterrir. Elle était réelle.

Et ses yeux bleus sur son teint bronzé, ou ces cheveux blonds qui retombaient dans son dos d’une façon indescriptible n’étaient pas la clé de son éclat. Il ne savait pas d’ou pouvait venir un tel rayonnement, sa beauté physique se trouvait dans ses courbes, en elle, au plus profond d’elle même, dans ce que l’on ne pouvait voir. Elle était au-delà de son corps car elle existait et son existence ne s’arrêtait pas à la vision extérieure que l’on pouvait avoir d’elle.

 

C’est à ce moment précis, au moment ou il vit la véritable beauté pour la première et la dernière fois de sa vie, qu’il aperçus deux hommes vêtus de noir qui la tenait par les bras. Le premier pris la parole : « 8h52. Il est l’heure. »

Le second planta sa main dans le corps de Zoe, et celle ci s’illumina d’une lumière verte et disparu aussitôt.

 

Les hommes se tournèrent vers Johan

-C’est lui ?

-Oui, l’entité inverse de programmation.

 

Puis ils s’adressèrent à lui :

-Venez avec nous Fonction –

-Fonction moins ? Mais de quoi parlez-vous ? Dites moi ou je suis, qu’avez vous fait à Zoe !!!

-Ne vous inquiétez plus pour elle, elle est morte.

-NON !! Je n’irais pas avec vous, jamais, allez-vous-en !

-Nous nous voyons dans l’obligation de vous emmenez de force…

 

Les deux hommes attrapèrent Johan pour l’emmener avec lui. Il se recula et un homme sortit un gros calibre de sa poche droite. Le coup partit avant que Johan est pu réagir mais au moment ou la balle arrivait sur lui il sentit le monde ralentir, l’atmosphère se rafraîchir et il vit devant lui la balle du pistolet qui arrivait a une vitesse infime sur lui. Il pris alors le temps de se retirer de sa trajectoire, et pu même la caresser au passage au moment ou le temps reprenait une vitesse normale. La balle lui effleura la main et il laissa sortir un cri de couleur.

Il regarda sa main, elle saignait énormément. Jamais il n’aurait cru qu’il pouvait y avoir autant de sang dans un doigt… Au moment ou il releva la tête vers les hommes en noirs, l’un d’eux tira une balle qu’il ne put éviter cette fois et qui vint se loger dans sa jambe gauche. Il cria, trébucha, tomba à terre et s’endormi…

 

 

A suivre

 

 

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